Chapeau Or, pétrole, uranium : l’Afrique de l’Ouest regorge de ressources dont les revenus échappent presque entièrement aux femmes. La campagne des 30 % demande qu’une part significative de cette richesse leur revienne enfin.
Une richesse dont les femmes sont exclues Le Ghana est le premier producteur d’or d’Afrique et le huitième mondial. Sur les retombées de cette ressource, 80 % alimentent les caisses de l’État et 20 % les collectivités territoriales — mais aucune part n’est spécifiquement dédiée à l’épanouissement des femmes.
Le constat se répète ailleurs. Au Niger, les femmes des localités qui abritent les sites d’extraction d’uranium vivent un quotidien pénible. Au Burkina Faso, elles regardent de loin les retombées du secteur. En Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Nigéria comme au Togo, l’exclusion des femmes de l’économie extractive est la même.
Une revendication claire : 30 % La campagne demande que 30 % des fonds de développement issus du secteur extractif soient consacrés à deux priorités : le renforcement de l’entrepreneuriat des femmes et l’éducation des filles. Il ne s’agit pas d’assistance, mais d’une redistribution juste d’une richesse extraite de leurs territoires.
Un plaidoyer collectif La campagne s’inscrit dans le programme régional d’Oxfam International sur la gouvernance des industries extractives, articulé autour de la mobilisation des ressources domestiques, de la valorisation du contenu local et d’une répartition des revenus sensible au genre.
Du 17 au 20 octobre 2022, un forum régional a réuni à Abidjan société civile, représentants d’États, institutions de la CEDEAO et de l’UEMOA, afin de bâtir une plateforme multi-acteurs durable.
L’engagement du WiLDAF-AO Aux côtés d’Oxfam et des organisations partenaires, le WiLDAF-AO porte cette campagne dans les huit pays de son réseau — parce que la justice de genre passe aussi par la transparence budgétaire et l’accès des femmes aux ressources économiques.