Mobilisation
Participation paritaire et transformationnelle des femmes aux prises de décisions publiques et politiques (PPTF)
Notre travail
Mobilisation pour la participation des femmes
L’attachement du réseau à la participation des femmes à la prise de décision l’a conduit à se battre pour la consécration par l’Union Africaine aussi bien dans la Charte de l’Institution que dans le Protocole à la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, le principe de la participation paritaire des hommes et des femmes.
Le WiLDAF-AO et les réseaux nationaux se sont pleinement investis dans ce domaine à travers des projets et des actions initiés pour assurer une meilleure représentation des femmes à des postes de décision.
Projet 1
Bonne gouvernance et participation des femmes dans sept pays d’Afrique de l’Ouest
Pays
- Bénin
- Burkina faso
- Ghana
- Togo
- Mali
- Nigéria
- Sénégal
Objectif :
Contribuer à une participation effective des femmes à la gouvernance aux niveaux local et national.
Au terme du projet, 455 femmes ont été capacités et 23 coalitions formées et nommées « coalitions femmes et bonne gouvernance » constituant des groupes de pression et de plaidoyer suffisamment forts pour obtenir des réformes législatives.
Projet 2
Mettre l’égalité et les droits des femmes au cœur des politiques publiques
Carrefour International et Fonds Africain pour le Développement de la Femme (AWDF)
Pays
- Bénin
- Côte d'ivoire
- Ghana
- Togo
Objectif :
Contribuer à réduire les risques de violations des droits des femmes liées à la situation du coronavirus dans ces 4 pays
Résultats obtenus
- Quatre (4) Etudes disponibles sur l’impact du Covid19 sur les femmes et les filles au Benin, Cote d’ivoire, au Ghana et au Togo
- Quatre (4) Coalition « Riposte Covid19 » mis en place dans les quatre pays couverts par le projet
- Quatre Policy brief disponibles pour les plaidoyers
- Des actions de plaidoyer auprès de décideurs ciblés
- Action de sensibilisation de masse et Emission radio et télévisées sur différents media y compris les réseaux sociaux
- L’Outil CAJUD disponible et 10 Centres d’Aide juridique ou centres d’écoute équipés par l’outil CAJUD (Centres d’Aide Juridique digitalisés)
- Obtention de Réformes juridiques
En 2016, au Mali, le renforcement des capacités de 150 femmes sur le leadership et le contenu de l’Accord National pour la Paix et la Réconciliation, a permis d’améliorer la participation politique des femmes au niveau local ainsi que leur participation au processus de réconciliation nationale.
Il y a eu un accroissement des candidatures féminines et une augmentation du nombre des femmes conseillers. Ainsi, quatre cent quarante-six (446) candidates se sont présentées à Bamako en commune IV pour l’élection communale du 20 novembre 2016 contre deux cent soixante-seize (276) en 2009 ; cinq cent quatre-vingt-dix-sept (597) candidates en commune VI contre trois cent trente-six (336) en 2009. Il y a eu également un accroissement du nombre de femmes élues locales attesté par les constats suivants :
- à Tombouctou huit (08) femmes conseillères sur vingt-neuf (29) conseillers ont été élues à l’issue des élections communales du 20 Novembre 2016 contre deux (02) femmes conseillères sur vingt-trois (23) conseillers en 2009.
- à Goundam ville on a enregistré six (06) femmes élues sur dix-sept (17) conseillers contre deux (02) femmes sur dix-sept (17) conseillers en 2009 ; à Tonka sept (07) femmes élues sur vingt-trois (23) conseillers contre une (01) femme sur dix-sept (17) conseillers en 2009.
- Dans le district de Bamako, treize (13) femmes sont élues en commune VI contre sept (07) femmes en 2009 ; en commune IV quatorze (14) femmes contre quatre (04) femmes en 2009.
En 2019, au Sénégal, avec l’appui de de la Fondation Ford, une étude a été menée et des recommandations ont été faites pour améliorer la participation des femmes aux organes de direction à tous les niveaux. Le rapport de l’étude est encore utilisé à ce jour comme outil de plaidoyer pour l’application effective à tous les niveaux, du principe de parité consacré par la constitution Sénégalaise sous la pression du mouvement féministe.